Auteur/autrice : Le collectif scriiipt
-

Détourner la fantasy sexy
le site baremaidens.com recycle les clichés de la fantasy sexy sans recul. Inutilisable tel quel en JDR, souvent gênant. Mais en détournant, recadrant et recontextualisant, ces images deviennent des mensonges visuels, de la propagande ou des icônes internes au jeu. Un bricolage conscient, critique et volontairement bancal.
-

Vader, Kylo Ren et la bête immonde
Darth Vader incarne le fascisme triomphant ; Kylo Ren montre comment il revient. Après la chute de l’Empire, rien n’est vraiment réglé. Mythes, esthétiques et frustrations nourrissent le retour de l’autoritarisme. Star Wars rappelle une chose simple : la démocratie est fragile, et la bête immonde ne meurt jamais.
-

On n’est pas obligé d’aimer la SF quand elle nous prend pour des cons
On nous vend la science-fiction comme un spectacle obligatoire, creux mais spectaculaire, sous prétexte qu’il est rentable. Être fan de SF, ce n’est pas applaudir chaque blockbuster anesthésiant. La SF a longtemps été politique, dérangeante, intelligente. Elle mérite mieux que des fables coloniales sous CGI.
-

Jouer autre chose que des corps performants et conquérants
Le jeu de rôle privilégie souvent des corps performants, jeunes et conquérants. Jouer des corps fatigués, contraints ou non normatifs transforme le rythme et les enjeux. La vulnérabilité devient une force narrative. On ne conquiert plus, on compose, on tient, on résiste, et le jeu gagne en densité et en portée politique.
-

Jouer lentement, mal, pas souvent, et s’en foutre
Jouer lentement, mal, pas souvent, et s’en foutre. Le jeu de rôle et le jeu de société ne sont ni une performance ni un rendement. On peut aimer bien faire, mais l’essentiel reste le plaisir d’être ensemble, sans pression, sans mesure, sans obligation. Jouer comme on respire, quand on peut.
-

Pourquoi on parle encore des réseaux ? Parce que ça finit par déborder partout
Les réseaux sont devenus irrespirables, saturés de fachos et d’algorithmes qui étalent la crasse. On continue d’y poster par habitude, et c’est idiot, mais on veut garder le lien. Alors on ramène le jeu de rôle ailleurs, dans des espaces plus petits, plus humains, où ça respire encore.
-

Sexe, dés et latex
Longtemps tabou, la sexualité finit par s’inviter dans le jeu de rôle. Du Book of Erotic Fantasy américain à Romance Érotique de Jelino et Maud Chalmel, les créateurs explorent désir, consentement et intimité sans provocation. Le corps devient un langage narratif plutôt qu’un interdit.
-

Donjons, drogues et distorsion
Né dans la baie de San Francisco, The Arduin Grimoire de David Hargrave transforme le jeu de rôle en collage psychédélique. Mélange de fantasy, SF et chaos, ce bricolage sous acide défie TSR et l’ordre établi. Arduin reste l’expression la plus brute du JdR underground des années 70.

