Catégorie : Underground
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Emmanuelle ou la fausse innocence d’un fauteuil en rotin
Emmanuelle (1974) de Just Jaeckin transforme le roman sulfureux de 1959 en fable exotique et anesthésiée : l’éveil sexuel devient mise en scène du pouvoir. Sous son vernis chic, le film révèle la domination molle d’une époque. Un matériau fascinant pour le jeu de rôle, entre sensualité, contrôle et illusion de liberté.
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Bruit blanc et tables aléatoires
Quand le vacarme devient moteur narratif : Bruit blanc et tables aléatoires explore la parenté entre le harsh noise et le jeu de rôle. Entre chaos sonore et improvisation collective, une simple table de sons distordus peut générer visions, révélations et ruptures de réalité. L’art du feedback appliqué au scénario.
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Emmanuelle et le culte du désir aveugle
Bangkok, 1974. Un vieil intellectuel libertin, Mario Vellani, prêche la “libération par le désir” sans savoir qu’il propage une influence de Nyarlathotep. Emmanuelle observe, Bee découvre un masque sans yeux. Entre fascination et corruption, la liberté devient une illusion. Une intrigue parfaite pour L’Appel de Cthulhu V5.
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Body Horror : le corps comme matériau
Le body horror traite de la transformation du corps : infection, mutation, fusion technologique ou corruption occulte. C’est une horreur interne, physique et concrète, où la chair devient un lieu de conflit. En jeu de rôle, il sert à explorer la peur de perdre son humanité et ses repères corporels.
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Libertin Magazine, numéro unique (1782)
Libertin Magazine, périodique imaginaire de 1782, n’aurait connu qu’un seul numéro, aussitôt saisi par la police royale. Mélange de potins, d’horoscopes scandaleux et de guides du duel, il reste une légende d’imprimeur clandestin. Objet rêvé pour intrigue rôliste, il circule sous cape comme un parfum d’interdit.
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Gwendoline (1984) : du fétichisme underground au pulp bis
Adapté par Just Jaeckin en 1984, Gwendoline mêle pulp d’aventure, héritage bondage et esthétique kitsch. Échec critique devenu culte VHS, le film transforme l’ingénue de John Willie en héroïne pulp improbable. Entre curiosité underground et décor parfait pour Pulp Cthulhu ou Mega, il garde aujourd’hui une saveur unique.
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Unica Zürn — L’abîme en miroir
Figure surréaliste allemande née en 1916, Unica Zürn mêla écriture automatique, anagrammes et dessins obsessionnels. Marquée par la maladie mentale et sa relation avec Hans Bellmer, elle transforma le délire en art brut. L’Homme-Jasmin et Sombre Printemps demeurent deux récits d’une lucidité vertigineuse, entre amour, corps et folie.
