
1. Une liberté totale : Les auteurs possédaient leurs droits. Résultat ? Des histoires courtes, nerveuses, bizarres, où le space-opera côtoie le récit post-apocalyptique sans transition.
Un casting de mercenaires du dessin : Au fil des pages, on croise le trait somptueux de Dave Stevens, la folie de Rick Geary, le classicisme ultra-efficace de Tom Yeates ou le dynamisme de Neal Adams.
L’esthétique rétro-futuriste : C’est le point de rencontre parfait entre la SF des magazines de gare et la révolution graphique des années 80. Des vaisseaux cabossés, des créatures impossibles et des héros aux mâchoires carrées armés de blasters fumants.
Si tu cherches la définition visuelle d’un futur poisseux, de flingues disproportionnés et de space-opera qui sent la sueur et l’encre noire, pose tes yeux sur Vanguard Illustrated.
Publiée par les pionniers de Pacific Comics entre 1983 et 1984, cette anthologie n’a tenu que sept petits numéros avant de s’éteindre. Sept numéros hors du temps, affranchis des règles lisses du Comics Code Authority. Ici, pas de super-héros en collants propres, mais une plongée brute dans une science-fiction graphique qui lorgne autant vers le sérial des années 30 que vers l’underground naissant.


